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2017

mardi 17 octobre 2017Analyse du régime actuel des voitures de société

Intervenant(e.s) : Thomas Ermans (CES, Université Saint-Louis - Bruxelles) et Xavier May (IGEAT, Université Libre de Bruxelles), Discutant : Pierre Courbe (Fédération Inter-Environnement Wallonie)Animation : Michel Hubert (Université Saint-Louis - Bruxelles)

 

Xavier May a abordé, dans un premier temps, la question délicate du nombre de voitures de société existant en Belgique. Ensuite, le détail du régime des voitures de société a été analysé de façon à mettre en évidence les coûts/bénéfices pour les différents protagonistes (l'entreprise/l'employeur, le travailleur et l'état). Les conséquences en matière d'équité fiscale ont également été abordées.

Thomas Ermans, quant à lui, a présenté des profils d'entreprises utilisatrices de voitures de société en RBC et les enseignements à en tirer pour l'action publique.

 

mercredi 3 mai 2017Travail culturel, entre redistribution et reconnaissance. Enquête dans le milieu (socio)artistique d'un quartier populaire bruxellois

Intervenant(e.s) : François Rinschbergh (USL-B, ULB), Discutante : Jacinthe Mazzocchetti (UCL)Animation : Florence Delmotte (USL-B)

 

Depuis une vingtaine d’années, différentes villes européennes se sont laissées convaincre de l’importance de développer (ou de construire) leur « secteur culturel et créatif » perçu comme créateur d’emplois et d’image de ville attractive. Bruxelles n’échappe pas à cet engouement et c’est dans ce contexte que s’inscrit cette recherche commanditée par la Région (programme Anticipate financé par Innoviris) et menée depuis deux ans par une équipe interdisciplinaire issue de l’ULB, de la VUB et de l’USL-B (https://workccsbrussel.wordpress.com pour plus d’informations).

L’objet de la présentation de François Rinschbergh sera de montrer qu’à côté de cette conception postfordiste de la créativité qui met l’accent sur son potentiel économique, de nombreux acteurs (socio)culturels et artistiques travaillent selon une certaine idée de la justice sociale et font osciller leurs ambitions entre « redistribution et reconnaissance » (Fraser, 2005). Si certains tâchent de faire accéder leurs publics à la culture (légitime), désirent aider à « l’intégration » ou combler des manques au sein de leurs quartiers, d'autres insistent d'avantage sur le caractère à la fois thérapeutique et politique de leurs projets.

S’appuyant sur une enquête de terrain en cours au sein du milieu culturel et créatif d’un quartier populaire proche du centre historique de Bruxelles, l’exposé sera l’occasion (i) de mettre à plat les différentes conceptions que les acteurs rencontrés se font de leur travail, de leur quartier et des publics qu’ils estiment être les leur, (ii) de dégager quelques points de tensions qui traversent ce milieu et pour finir, (iii) de proposer de faire porter notre regard au-delà des discours et de témoigner de ce qui se vit au sein d’un atelier-théâtre qui se veut participer à l’émancipation de ses jeunes participants.

mercredi 8 mars 2017Que nous révèle l’urbanisme ludique à Bruxelles ?

Intervenant(e.s) : Sophie Hubaut (ULB), Discutante : Ludivine Damay (ULB)Animation : Christine Schaut (USL-B, ULB),

 

Ces dernières années, de plus en plus d’acteurs du milieu associatif bruxellois, de même que des chercheurs en design ou urbanisme, se saisissent du « jeu » sous diverses formes pour discuter, revendiquer ou même produire l’espace public urbain.
Afin de comprendre les raisons de la mobilisation du jeu, et le sens qui lui est donné par les acteurs qui y font référence, Sophie Hubaut a mené une enquête de terrain auprès de City-Mine(d), Pyblik, PleinOPENair et Pic Nic The Streets.

Le jeu y apparaît comme l’occasion d’expérimenter le référentiel de la créativité - issu des débats démocratie culturelle/démocratisation de la culture des années '70 - dans le champ de la participation citoyenne. Mais il peut aussi devenir source de tension avec une dimension plus politique. Sophie Hubaut y reviendra dans cette communication, où elle analysera le contexte, les objectifs, les usages et les acteurs qui constituent ce « nouvel » urbanisme.

2016

jeudi 15 décembre 2016Les quartiers du canal en « gentrification » ? Une critique nuancée des effets de la programmation de la mixité sociale dans le territoire du canal à Bruxelles

Intervenant(e.s) : Emmanuelle Lenel (Université Saint-Louis - Bruxelles) Discutant : Jean-Michel Decroly (Université Libre de Bruxelles)Animation : Florence Delmotte (Université Saint-Louis - Bruxelles)

 

La programmation de la mixité sociale dans les quartiers anciens populaires fait l’objet de critiques, formulées notamment en terme de « gentrification » (notamment Clerval, 2013 ; Van Criekingen, 2013). Bruxelles ne fait pas exception à cet égard.

Tout en soulignant les intérêts de cette perspective d’analyse pour éclairer certaines transformations à l’œuvre dans les quartiers centraux anciens bruxellois, Emmanuelle Lenel a tenté de nuancer ce type de critique en montrant d’autres effets induits par les principaux dispositifs de la programmation de la mixité sociale dans le territoire du canal (CityDev, Contrats de quartier). Elle a soutenu l’idée que si cette programmation n’atteint pas tous ses objectifs affichés, elle contribue cependant plus à l’émergence de nouvelles tensions et dualités dans ce territoire – entre espaces résidentiels anciens et rénovés, entre les populations qui y résident et leurs rapports aux fatigues de la ville centrale, entre différentes catégories de ménages appartenant aux classes moyennes – qu’au remplacement d’une population par une autre.

Cette présentation faisait référence à une partie des résultats de la thèse d'Emmanuelle Lenel, dont les références sont disponibles via ce lien.

jeudi 24 novembre 2016WebDeb.be : une plateforme collaborative pour cartographier les débats

Intervenant(e.s) : Bernard Delvaux et Deniz Uygur (Université catholique de Louvain) Discussion : Benjamin Wayens (Brussels Studies)

 

Dans une époque où le texte est marqué par une mutation numérique, à l’ère du déluge d’informations, il s’avère nécessaire de trouver des outils informatiques et méthodologiques pour se situer dans les débats publics ou internes à une organisation, que ces débats soient de nature politique, scientifique, esthétique, pratique ou autre. Et du piétonnier au survol par les avions décollant de Zaventem en passant par Neo et l'extension du métro, les débats à cartographier et analyser ne manquent pas à Bruxelles.

Lancé en 2014 par trois centres de recherche rattachés à deux universités belges (l’Université catholique de Louvain et l'Université de Namur), financé par la Région wallonne, le projet WebDeb a abouti à une plateforme collaborative, open source, multilingue et multisectorielle, susceptible d’être déployée sous forme de sites publics ou d’intranet, et déjà accessible à l’adresse www.webdeb.be. Pour contribuer à WebDeb, les utilisateurs encodent des affirmations issues de textes et mettent en évidence les relations argumentatives (cause-conséquence, justification, similitude…). WebDeb permet alors d’archiver, de cartographier, de visualiser les liens entre les affirmations mobilisées dans les débats de tous types. En identifiant leurs auteurs et les organisations auxquelles ceux-ci appartiennent, il met en évidence les coalitions d’opinions.

La séance visera à présenter concrètement les fonctionnalités de cette plateforme mais aussi à discuter sur les fondements et les usages (bruxellois et métropolitains) de cet outil.

vendredi 28 octobre 2016Réaménager la petite ceinture bruxelloise : potentialités et conditions

Intervenant(e.s) : Rien van de Wall (historien et urbaniste). Discussion : Thomas Ermans (Université Saint-Louis - Bruxelles)Animation : Michel Hubert (Université Saint-Louis - Bruxelles)

 

La petite ceinture est l'une des plus célèbres autoroutes urbaines de Bruxelles. Paradoxalement, cet espace taillé sur mesure pour la circulation motorisée, est également devenu le symbole de « Bruxelles, capitale des embouteillages », engendrant par ailleurs, des problèmes pour le développement urbain, la santé et le budget public. Un autre regard sur cet espace continu et non-bâti de 50 hectares (4x le Parc de Bruxelles) offre de nombreuses opportunités pour adresser chacun de ces enjeux majeurs.

S'appuyant sur un mémoire de recherche mené à la VUB en 2013-14, l'initiative petiteceinture.be présente une vision intégrée du territoire et de la mobilité. Elle veut engager le débat sur le rôle futur des boulevards comme espace public et comme axe structurant de la mobilité urbaine. Par nécessité, ce débat porte sur les conditions nécessaires en matière de mobilité et de circulation automobile en particulier, sur les mesures politiques à prendre pour réaliser ces conditions, et sur la contribution que peut apporter un réaménagement de la petite ceinture elle-même.

mercredi 20 avril 2016Projection du film "Ateliers Urbains #65, rue Brunfaut. Ça ira mieux demain…" et discussion

Animation : Christine Schaut (Université Saint-Louis - Bruxelles)

Un atelier vidéo des habitants de la tour Brunfaut | 2015 | 25 minutes

“ Nous vivons à Molenbeek, au bord du canal, dans une tour aux parois fragiles ; le 65, rue Brunfaut. Fleuron du logement social dans les années 70's, notre "kartonenblok" est devenu un enfer à habiter.
2010, nous exigeons des solutions. 2014, à la veille de la rénovation tant attendue, nous décidons d’en faire un film. Entre espoir et résignation, voici notre témoignage d’une dignité à retrouver dans l’habitat social. ”

En collaboration avec le Centre Vidéo de Bruxelles.

vendredi 18 mars 2016Le droit public économique bruxellois : une politique Capitale

Intervenant(e.s) : Pierre-Olivier de Broux (Université Saint-Louis - Bruxelles) Discussion : Philippe Van Muylder (président en exercice du Conseil économique et social de la RBC)Animation : Michel Hubert (Université Saint-Louis - Bruxelles)

 

Analyse et synthèse de vingt-cinq ans d'initiatives publiques dans le domaine économique, cette contribution explore de nombreuses normes qui ont rarement fait l'actualité (notamment le droit bruxellois de l'économie sociale, de l'agriculture, des subsides aux entreprises, de la recherche scientifique, de la statistique régionale ou des centres d'affaires). L'analyse se structure autour des trois fonctions classiquement attribuées au droit public économique : la réglementation économique, les mesures de soutien à l'économie, et enfin les initiatives économiques publiques. Au travers de ce paysage multiforme, c’est aussi la cohérence et la cohésion des normes adoptées qui entend être (encore assez sommairement) évaluée.

mardi 1 mars 2016Expérimentations institutionnelles dans la fabrique des espaces publics : décrire les dynamiques d'"ensauvagement" à l’œuvre dans un dispositif d'implication des habitants. L'occupation temporaire de l'Allée du Kaai à Bruxelles

Intervenant(e.s) : Margaux Vigne (CRENAU, École Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes) Discussion Nicolas Bernard (Université Saint-Louis - Bruxelles)Animation : Ludivine Damay (Université Saint-Louis - Bruxelles)

De nombreuses recherches montrent comment les dispositifs participatifs sont devenus de véritables outils d’action publique, et, au-delà, des outils de « gouvernementalité ». Ceux-ci sont plus rarement analysés comme des opportunités dont se saisissent les participants au-delà des objectifs déterminés. C’est cet angle de vue qui est choisi ici, de faire le récit des usages de la participation, des aventures d’un dispositif participatif.
L'Allée du Kaai est un projet d'occupation temporaire initié par l'IBGE sur les quais industriels du canal de Bruxelles le long de l'avenue du Port, sur une zone destinée à être aménagée en parc public à vocation ludique et sportive. Une association a été mandatée pour coordonner cette occupation temporaire pendant 3 ans, alors qu'en parallèle un bureau été chargé de la mission de maitrise d’œuvre du futur parc public.
On cherche à décrire à la fois les ambitions et les effets de cette expérience, et plus particulièrement les effets inattendus, indésirables ou imprévus qui débordent le dispositif de l'intérieur, et transforment à la fois le dispositif lui-même, le projet en cours et le fonctionnement institutionnel. Ce qui nous intéresse c'est comment la fabrique urbaine, ses outils et ses processus, se transforment dans ces expérimentations institutionnelles.
Dans le domaine de l'aménagement des espaces publics, de nombreux projets comme ceui-ci intègrent ou reprennent aujourd'hui des modes d'action venant des milieux alternatifs ou des luttes urbaines. Cette institutionnalisation à la fois dangereuse et prometteuse pose question, dans une tension entre instrumentalisation et transformation réelle de l'action publique et de la fabrique urbaine.

2015

jeudi 17 décembre 2015Le Metrolab brabantSZenne : vers une infrastructure verte métropolitaine

Intervenant(e.s) : Bernard Declève, Roselyne de Lestrange et Julie Denef (Université Catholique de Louvain) Discussion : Sarah Van Hollebeke (UCL)Animation : Ludivine Damay (Université Saint-Louis)

Le Metrolab brabantSZenne est une recherche-projet (financée par Innoviris) qui vise la conception et la réalisation collaboratives d’une infrastructure verte interrégionale longeant la Senne et le canal à travers Bruxelles et les deux Brabants : « la promenade brabantSZenne ». S’inspirant du concept européen de « Living Lab », cette recherche-projet met en situation de dialogue et de coopération des acteurs publics, privés et de la recherche, actifs dans les domaines de l’eau, de l’environnement, du développement urbain et de la mobilité.

La promenade brabantSZenne est pensée suivant quatre dimensions : spatiale, environnementale, économique et politique. Dans sa dimension spatiale, le projet veut contribuer à la structuration de l’espace métropolitain en l’enrichissant d’un nouvel espace ouvert : une promenade paysagère stimulant les mobilités actives entre Rebecq en Brabant Wallon et Vilvorde en Brabant flamand, longeant la zone du canal en région bruxelloise. Dans sa dimension environnementale, le projet intègre des actions de réhabilitation de la qualité éco-morphologique de la Senne et contribue à la connectivité des habitats. Dans sa dimension économique, cette infrastructure verte constitue potentiellement un landmark auquel pourront se connecter physiquement et s’identifier symboliquement des initiatives locales existantes ou à venir. La dimension politique de ce projet d’infrastructure repose sur la mise en coopération de territoires institutionnels et de domaines de gestion très différents.

Méthodologiquement, le Metrolab brabantSZenne reprend le concept européen de « Living Lab » et vise à mettre en situation de dialogue et de coopération des acteurs publics, privés et du monde de la recherche, actifs dans les domaines de la gestion de l’eau, de l’environnement, du développement urbain et de la mobilité. Le projet de promenade y sert de support d’expérimentation ‘grandeur nature’ de méthodes de gouvernance, d’outils ou de services dotant cette infrastructure d’une valeur ajoutée à la fois locale et métropolitaine. Dans cette perspective, un des objectifs du projet est de tester des modes d’articulation et de coopération avec des programmes mis en place dans les territoires traversés, comme le Plan Canal en Région Bruxelloise, le projet Zuurstof voor de Zennevallei piloté par le Regionaal Landschap Pajottenland&Zennevallei en Région flamande ou le Contrat de rivière Senne en Région wallonne.

Pour toute demande d’information complémentaire : contact.brabantszenne@metrolab.be

jeudi 19 novembre 2015Présentation de la note de synthèse BSI "Les jeunes enfants à Bruxelles : d'une logique institutionnelle à une vision systémique"

Intervenant(e.s) : Perrine Humblet (Université Libre de Bruxelles) Discussion : Véronique Degraef (Université Saint-Louis) Animation : Benjamin Wayens (Brussels Studies)

Dans le système fédéral belge, les matières liées aux personnes sont une compétence communautaire et non pas régionale. Mais ces matières, comme l’enseignement ou la culture, bien que gérées dans un cadre francophone ou néerlandophone sont pourtant des enjeux majeurs pour Bruxelles. Les notes de synthèse du Brussels Studies Institute ont déjà à plusieurs reprises abordé les enjeux de matières essentiellement communautaires dans une perspective bruxelloise, notamment en rassemblant les informations et statistiques pour construire un état des lieux consolidé à l’échelle régionale. Après l’enseignement obligatoire, l’enseignement supérieur et dans une certaine mesure la formation professionnelle, la cinquième note de synthèse publiée dans le numéro 91 de la revue Brussels Studies poursuit dans cette voie en abordant la question de la situation des jeunes enfants, de la naissance à 6 ans.

Accès à la publication : voir le site de Brussels Studies ou accès direct à la publication en format pdf.

mardi 26 mai 2015Des Bruxellois en campagne. Du "sachant" aux pratiquants et ce qui s'en suit…

Intervenant(e.s) : Daniel de Beer (USL-B)Animation : Benedikte Zitouni - Christine Schaut (USL-B)

Un potager collectif... C'est dans l'air du temps… Oui mais... Que veut-dire 'collectif' ? Quels objectifs, quelques beaux légumes, ou une tension vers "l'autosuffisance légumière" ? Comment acquérir progressivement et collectivement un savoir pratique qu'un seul du groupe maîtrise quelque peu au départ ? Quelle organisation se met progressivement en place, comment et pourquoi ? ... de la joyeuse (dés)organisation volontariste à la prise en compte de ce que les contraintes sont celles de la terre et des légumes. ... "bienvenue à tous" ? Oui... mais par exemple, combien de familles le terrain peut-il nourrir ? ... participation ? association ? coopération ? mutualisation ? interdépendance ? réciprocité ? ... ?

mardi 28 avril 2015Parcours d’accueil pour primo-arrivants à Bruxelles: quel(s) dispositif(s) pour quelle réalité démographique ?

Intervenant(e.s) : Jonathan Unger (Centre Régional d'Appui à la Cohésion sociale (CBAI – CRAcs)) et Alexandre Ansay (CBAI)Animation : Benjamin Wayens (Brussels Studies)

Si l’importance de la population étrangère ou d’origine étrangère à Bruxelles n’est plus à démontrer et que la diversité des origines des Bruxellois est régulièrement étudiée, les recherches scientifiques n’intègrent que progressivement la dimension du temps passé en Belgique (approche diachronique du phénomène) dans leurs analyses descriptives. A ce relatif manque d’attention pour la dimension temporelle de la part du monde scientifique, les discours politiques – et les dispositifs qu’ils instituent – ajoutent parfois de la confusion, entre programmes destinés exclusivement aux migrants fraichement arrivés et dispositifs s’adressant aux enfants d’immigrés comme devant eux-aussi au nom d’une différence culturelle supposée, s’intégrer à une société dans laquelle ils sont nés.

Que nous révèlent les chiffres actuels sur l’importance des primo-arrivants en RBC ? Qu'en est-il des stratégies de politique publique qui président à la mise en œuvre des dispositifs actuels et à venir ? Quelles sont les difficultés de type institutionnel que rencontre la RBC dés lors qu'elle prétend faire face aux défis politique, social et économique induits par ce phénomène ? Qu'en est-il des moyens dégagés au regard du caractère prioritaire, voire obligatoire, d’une réelle politique d’accueil en RBC ?

lundi 30 mars 2015Bruxelles, place marchande du commerce transnational d'exportation de voitures d'occasion

Intervenant(e.s) : Martin Rosenfeld (Post-doctorant à la Oxford University), Mathieu van Criekingen (Université Libre de Bruxelles)Animation : Christine Schaut (Université Saint-Louis - Bruxelles)

Le canal et ses environs se trouvent au cœur des grands enjeux urbanistiques de Bruxelles. La concentration dans cet espace de financements importants, de zones d'interventions prioritaires et de projets de revalorisation génère progressivement une dynamique de gentrification. Pourtant, le quartier Heyvaert est jusqu'ici resté relativement épargné par ce phénomène. S'il en est ainsi, c'est parce qu'il est également une place marchande centrale dans le commerce transnational d'exportation de voitures d'occasion.

Comment fonctionne cette activité commerciale ? Qui en sont les principaux acteurs ? Pourquoi cette activité est-elle installée dans cette partie de la ville ? Répondre à ces questions permet d'observer que c'est bien le commerce de voitures d'occasion qui protège le quartier Heyvaert des appétits immobiliers... du moins jusqu'à ce que les garagistes ne décident de devenir eux-mêmes promoteurs !

vendredi 20 février 2015Du salaire en auto au salaire en euros : un débat tabou ?

Intervenant(e.s) : Dave Sinardet (Vrije Universiteit Brussel, Université Saint-Louis - Bruxelles)Animation : Michel Hubert (Université Saint-Louis - Bruxelles)

Dave Sinardet, professeur de science politique à la VUB et à l'USL-B, revient sur les débats qui ont suivi la publication en novembre dernier de sa carte blanche qui remettait en question le soutien fiscal de l'Etat fédéral aux "voitures de société" (appelées aussi, plus justement, "voitures salaire"). Cette publication a en effet suscité le lancement d'une pétition en ligne et la prise de position d'un certain nombre d'acteurs politiques et associatifs, particulièrement du côté flamand, ceci dans le cadre des réflexions en cours sur le fameux "tax shift" que devrait opérer notre pays. D. Sinardet fera un exposé à la fois sur le fond du problème et sur l'espace des débats en tant qu'observateur participant. Michel Hubert, professeur à l'USL-B et président de l'IRIB, assumera le rôle de discutant pour ouvrir la discussion qui suivra.

2014

jeudi 13 novembre 2014Comment les jeunes Bruxellois de milieu populaire parlent-ils leurs langues ?

Intervenant(e.s) : Philippe Hambye (UCL)Animation : Florence Delmotte

Si les enquêtes récentes de Janssens ont permis de décrire le poids démographique des langues à Bruxelles, de nombreuses questions restent ouvertes quant aux façons dont les locuteurs Bruxellois parlent leurs langues. Cette communication s’intéressera en particulier à éclairer la pratique du français chez les jeunes Bruxellois des quartiers populaires et dits « multiculturels », et les attitudes qu’ils développent envers cette langue. Il s’agira d’essayer de comprendre quelles sont spécificités du français parlé par ces jeunes locuteurs, quelle est leur origine et surtout ce qu’elles nous disent sur les rapports sociaux qui caractérisent le microcosme bruxellois.

mardi 28 octobre 2014Le découpage des compétences communautaires et régionales : le nœud gordien bruxellois

Intervenant(e.s) : Mathias El Berhoumi et Xavier Delgrange (Université Saint-Louis - Bruxelles)Animation : Catherine Xhardez (Université Saint-Louis - Bruxelles)

Le fédéralisme belge se singularise par la superposition sur les mêmes territoires d'entités fédérées différentes : les régions et les communautés. Cette pluralité institutionnelle est source de complexité.

Toutefois, en Flandre et en Wallonie, des mécanismes ont été mis en œuvre afin de simplifier le paysage institutionnel. Exercice par les institutions de la Communauté flamande des compétences revenant à la Région flamande, d'un côté, transfert à la Région wallonne de plusieurs compétences de la Communauté française, de l'autre. Ces mécanismes tendent à atténuer le cloisonnement et le morcellement des compétences dans les parties unilingues du pays.

À Bruxelles, la dualité région-communauté a encore tout son sens. En effet, sur le territoire de la capitale cohabitent la Communauté française, la Communauté flamande et la Région de Bruxelles-Capitale. Loin de simplifier l'exercice des compétences à Bruxelles, les mécanismes mis en œuvre au nord et au sud du pays l'ont rendu plus opaque notamment en érigeant en entité fédérée la Commission communautaire française. Par ailleurs, le caractère bilingue de la Région de Bruxelles-Capitale a engendré la problématique des compétences "bicommunautaires" et du niveau de pouvoir qui doit les exercer. Avant la 6e réforme de l'État, ces compétences relevaient tantôt de l'autorité fédérale, tantôt de la Commission communautaire commune. L'existence de cette dernière entité, dont les organes se confondent avec ceux de la Région de Bruxelles-Capitale, symbolisait le paroxysme de la complexité bruxelloise, si bien qu'il a souvent été question de la supprimer.

La 6e réforme de l'État simplifie-t-elle l'exercice des compétences à Bruxelles ? Rien n'est moins sûr. Loin d'en finir avec la Cocom, elle lui offre une seconde vie en lui donnant des compétences aussi importantes que les allocations familiales. En outre, la 6e réforme rend plus floue la frontière entre le "monocommunautaire" et "bicommunautaire" en n'attribuant pas de manière explicite certaines matières à la Cocom tout en lui confiant le financement de celles-ci. Enfin, la Région de Bruxelles-Capitale comptera désormais, certes de manière marginale, parmi les entités disposant d'une compétence bicommunautaire, dans le domaine biculturel d'intérêt régional.

vendredi 28 mars 2014L'accueil des primo-arrivants à Bruxelles : vers une politique régionale ?

Intervenant(e.s) : Catherine Xhardez (Université Saint-Louis - Bruxelles)

La Région de Bruxelles-Capitale connaît - on le sait - un spectaculaire accroissement de sa population. Or, la majorité de ces nouveaux habitants sont d’origine étrangère, dans une région urbaine qui possède déjà le plus grand nombre de personnes étrangères et d’origine étrangère du pays. L’enjeu en termes d’accueil des primo-arrivants y est donc de taille, mais les réponses politiques ont été disparates et peu coordonnées jusqu'ici en raison du découpage institutionnel des compétences. Ainsi, si la politique d’intégration est initialement une compétence des Communautés, les francophones l’ont transférée depuis 1993 à la Région wallonne et à la Cocof à Bruxelles. Il n’existe pas à proprement parler d’équivalent pour les Bruxellois néerlandophones : c’est la Communauté flamande qui exerce encore et toujours ces compétences. En l’occurrence, celle-ci propose dans la Capitale le même parcours d’intégration qu’en Flandre. Cependant, les autorités flamandes ne peuvent contraindre les Bruxellois à suivre l’inburgering.
Il y a quelques mois, une étape décisive a été franchie à Bruxelles. En effet, si pendant des années, seul un inburgering néerlandophone était proposé, la Cocof vient de voter en juillet dernier un décret qui prévoit l’instauration d’un parcours d’accueil francophone pour les primo-arrivants .
Ce Midi de l’IRIB sera l’occasion de présenter la nouvelle politique et de faire le point sur les enjeux bruxellois en matière d’intégration et d’accueil.

vendredi 21 février 201460 années de migration à Bruxelles

Intervenant(e.s) : Hans VandecandelaereAnimation : Catherine Xhardez (USL-B)

Avec « Bruxelles. Un voyage à travers le monde » l’historien Hans Vandecandelaere a écrit un livre qui jusqu’ici était inexistant et qui pourtant aborde un aspect fondamental de Bruxelles : son incroyable diversité. En effet, sur le Bruxelles de l’immédiat après-guerre, s’est greffée une nouvelle ville, en partie avec les mêmes bâtiments, mais surtout avec de nouveaux habitants. Plus de la moitié des « Ketjes » ont aujourd’hui des racines étrangères. Entre la Basilique de Koekelberg et la Forêt de Soignes déambulent à peu près 170 nationalités différentes. Des placeurs de gyproc brésiliens aux Grecs qui se sont cassé le dos en construisant le métro, des petites dames bulgares dans les vitrines du quartier nord aux Libanais vendant leurs voitures d’occasion le long du canal. Restaurateurs chinois et vietnamiens dans le quartier de la Bourse, expatriés super diplômés dans le quartier Schuman, aristocratie russe dans une vallée uccloise. Sans mentionner les personnes d’origine mixte. Comment cette diversité impressionnante a-t-elle pu se développer à une telle allure en soixante années et quelles réalités a-t-elle entraîné?

2013

vendredi 29 novembre 2013Bruxelles au sein de la métropole diffuse : Perspectives sur le paysage de la Belgique des Régions

Intervenant(e.s) : Lee Christopher Roland - Architecte / Dr. en art de bâtir et urbanisme

Les limites et les définitions portant sur la réalité physique et culturelle des territoires font rarement consensus. Bruxelles constitue à ce titre un exemple paradigmatique des énoncés performatifs inhérents à la définition même d’une réalité spatiale : ses limites administratives au tracé conflictuel cristallisent les conflits culturels et territoriaux d’un État entier et, sous certains aspects, ceux d’un continent. Donner à voir la structure spatiale de cette agglomération demande pourtant de recourir à d’autres formes de circonscription – physiques, historiques, sociales, environnementales, etc. Aussi provocantes soient ces dernières, celles-ci n’en constituent pas moins des préalables à toute forme d’intervention concrète : sans le « fond de plan » qu’elles représentent, il est impossible de planifier ou de projeter le développement urbain. C’est bien là toute la difficulté car, contrairement à l’abstraction géographiquement située du social qu’est la frontière, ce fond de plan n’est pas unidimensionnel. Il est constitué d’une somme de représentations superposées, tantôt contradictoires, tantôt convergentes ; il est un palimpseste à partir duquel se projettent et interagissent de nombreux acteurs. Ce fond de plan n’est donc jamais purement objectif. Il est un support projectif qui oriente les discours portant sur les réalités territoriales et sociales ; les cadres, les échelles et les performatifs qu’il institue sont éminemment déterminants et discriminants.

L’intervention exposera les résultats de la thèse de doctorat intitulée « Bruxelles comme palimpseste. Épistémologie d’une écologie » (innoviris prfb 2009-2013, ucl loci en partenariat avec Bruxelles Environnement). Ce travail de recherche développe une connaissance opérationnelle de la « métropole diffuse » que représente le territoire belge. En particulier, il offre une description empirique et cartographique de Bruxelles eu égard à sa position spécifique au sein de cette configuration urbaine généralisée. Cette description de la capitale ne s’intéresse pas qu’à sa réalité physique – caractérisée par des types de sols, des flux et des usages ancrés in situ. Elle porte également sur la valeur symbolique et historique des territoires administrés – c’est-à-dire sur le rôle des frontières instituées dans la compréhension et la production des formes urbaines. En effet, si le développement durable est aujourd’hui défini à partir d’une compréhension « moderne » du fait urbain – où la ville est une réalité spatiale circonscrite qui se distingue des réalités physiques environnantes –, l’hypothèse est ici de montrer qu’un tel concept est insuffisant lorsqu’il s’agit de pointer les enjeux associés aux phénomènes de concurrence entre entités administrées. Par le biais de productions graphiques, de cartes, de photos, d’enquêtes de terrain et d’un travail d’archives, la thèse problématise ainsi quatre référents de la planification – les sols, les flux, les usages et les outils – à partir de quatre terrains empiriques : l’hydrogéologie du Socle Cambro-Silurien (sols) ; l’hydrographie du système Senne-canal (flux) ; l’écosystème de la forêt de Soignes (usages) ; la géographie institutionnelle de la métropole franco-belgo-néerlandaise (outils). En définitive, le regard que porte la thèse sur l’agglomération est donc davantage « anthropologique » que « géographique » : le traitement des questions écologiques et environnementales passe ici par une (re)présentation du social.

jeudi 7 novembre 2013Année de l'air 2013, qu'en dit le droit ?

Intervenant(e.s) : Anne-Sophie Buyse et Aline Veulemans de Bruxelles-Environnement (IBGE)Animation : Delphine Misonne, Université Saint-Louis Bruxelles (CEDRE), FNRS

Séminaire conjoint IRIB-CEDRE

Séminaire sur le "COBRACE",  le tout nouveau Code bruxellois de l’Air, du Climat et de la Maîtrise de l’Energie.

Les atouts et les particularités de ce nouvel outil juridique, adopté le 2 mai 2013, vous y seront présentés.

vendredi 24 mai 2013Immeubles élevés de logement. Quels potentiels ?

Intervenant(e.s) : Gérald Ledent (UCL)

L'intervention s'appuie sur une recherche doctorale en architecture menée à la faculté LOCI de l'UCL. Reposant sur les outils et les compétences propres à l'architecte, l'étude se développe suivant deux axes.

Un premier axe, fondamental, tente de comprendre les opérations indispensables pour habiter à travers l'analyse de dispositifs physiques de l'habitat. Au-delà de sa nécessaire condition d'abri, la question décisive du logement réside dans le rapport qu'il instaure entre un individu et les autres. Une fois son enceinte définie, frustre ou sophistiquée, le logement permet à tout individu d’avoir une position identifiable à laquelle est attachée socialement une valeur positive ou négative; il permet un degré plus ou moins important d'exposition ou de retrait au regard des autres et, enfin, il permet une certaine appropriation à l'individu, marquant ainsi son territoire personnel.

Le second axe apporte un éclairage nouveau sur un secteur stigmatisé du logement à Bruxelles, les immeubles élevés et isolés de logement. Il s'agit d'en saisir la constitution mais aussi de pouvoir formuler des pistes pour leur amélioration. Plusieurs raisons stimulent le choix de ces immeubles. D'une part, leur relative proximité temporelle permet de questionner la parole de leurs concepteurs, commanditaires ou des habitants présents depuis l’origine. De plus, bon nombre de bâtiments présentent des signes de vétusté technique et nécessitent de profondes rénovations. Enfin, les projections de croissance démographiques à Bruxelles ont relancé le débat sur l'opportunité d'implanter de nouvelles tours de logement sur le territoire. Il s'avère donc nécessaire de pouvoir en (re)connaître les qualités. Afin de pouvoir déceler les dispositifs qui soutiennent les opérations nécessaires à l'habiter, un double travail de dessin est mené. Le premier dresse l'inventaire des immeubles collectifs isolés en Région bruxelloise sous la forme d’un atlas géographique. Le second redessine les immeubles avec un système graphique unitaire pour constituer une large base de données graphique.

L’analyse des données graphiques aux endroits où se jouent les relations entre personnes révèle la diversité des dispositifs présents sur le territoire bruxellois et mène à une véritable anatomie du logement à Bruxelles. La mise en lumière des manquements ou des qualités de l'habitat dans les immeubles isolés de logement collectif permet d'en définir la qualité intrinsèque dans une visée qui se veut prospective pour le logement à Bruxelles.

lundi 13 mai 2013The Myth of Belgian Pragmatism in Comparative Perspective: Or why the Bruxellois Commute?

Intervenant(e.s) : Janet Polasky (University of New Hampshire)

Reformers in Brussels in the last half of the nineteenth century acknowledged that industrial production, in their capital, as in London, required a concentrated labor force. However, they feared the multitude of workers and their families huddled in shadowy hovels and massive tenements who  threatened urban order in their municipality.  By different routes,laborers in ever increasing numbers on both sides of the Channel have been encouraged to commute from jobs in urban centers out to the greenery of suburbs and the countryside. As the Belgian Socialist, Emile Vandervelde had foreseen, and the British writer and designer, William Morris's had envisioned, there was a new way of living, for the working class as for the middle class where "one meets in the cities, but lives in the countryside."  

Polasky will look at urban planning against the backdrop of idealized rural images in her discussion of transportation and housing reform before the First World War, exploring the cooperation as well as the competition between government and the private sector in the struggle to control the built environment and its labor force. And finally asking, what are its consequences today of this pattern of national commuting?

vendredi 26 avril 2013Présentation du livre « La ville, la nation et l’immigré. Rapports entre Grecs et Turcs à Bruxelles »

Intervenant(e.s) : Katerina Seraïdari (chercheur invitée au Vlaams Academisch Centrum)

Présentation du livre « La ville, la nation et l’immigré. Rapports entre Grecs et Turcs à Bruxelles » (Paris : L’Harmattan, 2012). Une partie de ces données a été analysée dans un article paru le 24 octobre 2011 dans la revue Brussels Studies. L’ouvrage présente les résultats d’une étude qualitative, qui combine anthropologie sociale et sociologie. Il examine comment l’immigré permet d’interroger la ville : son histoire, sa structure, ainsi que l’appropriation de l’espace.

L’installation d’immigrés grecs et turcs dans des quartiers marqués par la culture ouvrière montre comment les immigrés prolongent et renouvellent cet héritage ouvrier, à la fois dans l’habitat, l’utilisation de l’espace public et le développement commercial. Dans le même temps, la porosité qui existe entre les « bons » et les « mauvais » quartiers à Bruxelles révèle une ville sans frontières, où l’on passe en l’espace de quelques rues du quartier européen au quartier « turc ».

Si la présence des immigrés est souvent présentée comme une « dépossession », les discours que ceux-ci élaborent mettent l’accent sur leur capacité à prendre en charge la ville et son passé. Leur rapport à la ville est défini par l’introduction de marqueurs spatiaux (noms de commerces, appellations familières des rues et des quartiers), mais aussi par une prise en charge du patrimoine local. Par leur action économique, leurs pratiques et leurs représentations, ils parviennent ainsi à redéfinir le tissu urbain.

jeudi 28 mars 2013Comment les corps techniques construisent la ville

Intervenant(e.s) : Benedikte Zitouni (FUSL) et Céline Tellier (ULB)

Cet article croise le résultat de deux recherches doctorales et est le fruit d’un travail ayant pour cadre une étude plus globale sur les élites dans la ville. Les deux sociologues y retracent la planification de l’extension de la ville par l’inspection de voirie au 19e siècle et la création du métro par le Service Spécial d’Etudes de la STIB au 20e siècle. Dans les coulisses des services de l’État, en décortiquant les archives internes de l’Administration (correspondances, rapports, notes et circulaires), on découvre que les fonctionnaires et plus particulièrement les corps techniques ont développé une pratique du temps permettant la réalisation pas-à-pas de grands projets. Le temps y est une donnée tactique et flexible, formulée et manipulée de manière à susciter le déploiement de la ville et engranger l’engagement irréversible des acteurs impliqués. La conclusion commune aux deux analyses, pourtant réalisées parallèlement, est de remettre en cause l’idée qu’il faudrait avant tout des visions et pouvoirs forts pour Bruxelles pour faire face aux grands enjeux urbanistiques. En guise d’alternative, sur base des enseignements de l’histoire des organisations, les auteurs proposent de s’intéresser d’abord aux corps techniques, à leur savoir-faire et à leur capacité d’être des médiateurs.

Pour télécharger l'article au format pdf, cliquer sur ce lien.

vendredi 8 février 2013Evolution, caractéristiques et attentes de la classe moyenne bruxelloise

Intervenant(e.s) : Magali Verdonck (FUSL)

Magali Verdonck (FUSL) présentera le vendredi 8 février une étude sur la classe moyenne en Région de Bruxelles-Capitale. Cette étude va être publiée très prochainement par l'IBSA.

La population de la Région bruxelloise s’appauvrit rapidement depuis plusieurs décennies. Le revenu moyen par habitant se trouvait encore 12 % au-dessus de la moyenne nationale en 1990 mais se situe aujourd’hui 14,1 % en dessous. La classe moyenne semble fondre et cela a un impact visible, entre autres, sur la base imposable et les moyens budgétaires régionaux et communaux.

L'étude vise à objectiver l’évolution de la classe moyenne bruxelloise et à analyser les caractéristiques de celle-ci afin de pouvoir évaluer les mesures existantes et cibler les mesures à prendre pour la maintenir ou l’attirer dans la capitale.

2012

jeudi 6 décembre 2012Présentation de l'étude relative à l'organisation des compétences entre la Région et les communes bruxelloises

Intervenant(e.s) : Nicolas Lagasse (FUSL/ULB)

Etude parue dans Brussels Studies en septembre 2012.

Nicolas Lagasse (ULB/FUSL) a mené de nombreuses recherches sur le fédéralisme belge et est un fin connaisseur des institutions bruxelloises. Sa contribution sur les rapports entre communes et Région prend tout son sens dans le contexte actuel, ceci d’autant plus qu’il tente de dépasser les clivages et caricatures qui entourent ce débat et sa médiatisation. Une vision classique oppose les « municipalistes », campés dans une conception de type NIMBY (« not in my backyard ») reprochant aux tenants du « tout à la Région » de dresser un tableau orienté des relations de celle-ci avec les communes et de dévaloriser l’institution et l'action communale pour, en définitive, justifier la régionalisation des compétences, sur le mode TINA (« there is no alternative »).

Mais plus que des solutions clef en main, c’est une méthode que propose Nicolas Lagasse. Le détour par l’analyse juridique livre des pistes de réflexion pour sortir de la « guerre des tranchées ».

vendredi 25 mai 2012La gouvernance de la mobilité à Bruxelles : Le cas du Réseau Express Régional (RER)

Intervenant(e.s) : Ludivine Damay (FUSL)

vendredi 20 avril 2012Présentation du premier Cahier de l'Observatoire de la mobilité de la Région de Bruxelles-Capitale (RBC)

Intervenant(e.s) : Michel Hubert et Kevin Lebrun (Université Saint-Louis)

Michel Hubert et Kevin Lebrun (Université Saint-Louis) ont levé un coin du voile sur le premier Cahier de l'Observatoire de la mobilité de la Région de Bruxelles-Capitale (RBC). Ils se sont focalisés sur une partie de ce travail de synthèse. Dans le contexte de croissance démographique que connaît la RBC et d'augmentation globale des activités génératrices de déplacements, comment caractériser l'offre de transport qui s'est construite à Bruxelles ? Quels sont les atouts et les rigidités de ce système qui pèsent sur les possibilités de déplacements des habitants et des usagers de la ville ? Au final, peut-on dire que Bruxelles est une ville accessible pour tous ?

Les Cahiers de l'Obervatoire de la mobilité sur téléchargeables au format pdf via le site de Bruxelles-Mobilité.

vendredi 16 mars 2012Analyse économique des marchés du secteur de la production de biens et services environnementaux dans la Région de Bruxelles-Capitale

Intervenant(e.s) : Thomas Eraly et Magali Verdonck (FUSL)

Le secteur de la production de biens et services environnementaux est fréquemment considéré comme une solution possible aux problèmes environnementaux et économiques auxquels doivent faire face les états.
Cette réflexion n'échappe pas aux autorités régionales bruxelloises ; lesquelles y voient également une opportunité de répondre au problème du
chômage élevé de la Région.
Cependant, la valorisation du secteur nécessite une connaissance ciblée sur trois plans.
Tout d'abord, l'identification des entreprises du secteur de la production de biens et services environnementaux permet de voir où se situe la Région dans le domaine et peut constituer un point de repère encore inexistant à ce jour.
Ensuite, une analyse de la structure industrielle du secteur donne une vision du fonctionnement et des interactions sur les différents marchés du secteur.
Enfin, sur la base de la connaissance du fonctionnement des marchés du secteur de la production de biens et services environnementaux, il est alors possible d'évaluer le rôle que peuvent jouer les pouvoirs publics pour contribuer au développement économique du secteur et répondre ainsi aux défis environnementaux et économiques de la Région.

vendredi 24 février 2012Aéroports et territoires : les effets territoriaux de la privatisation des sociétés aéroportuaires

Intervenant(e.s) : Charlotte Halpern (chercheure de la Fondation nationale des Sciences Politiques au Laboratoire PACTE (Politiques publiques, Action politique, territoires) / IEP de Grenoble

Les opérateurs aéroportuaires comptent parmi ces quelques grands organismes d’échelle régionale qui jouent un rôle central dans le développement économique des grandes métropoles européennes.  Aéroports de Paris, Fraport, British Airport Authority et Schipol AG, qui constituent les principaux opérateurs aéroportuaires européens, comptent aussi parmi les principaux systèmes techniques qui équipent et caractérisent les grandes métropoles européennes. L'un des facteurs clé de développement futur réside dans l’insertion territoriale de ces entreprises et leur capacité à s'inscrire dans des dynamiques collectives à l’échelle métropolitaine. Longtemps pensée au travers des relations avec les populations et collectivités riveraines sur des thématiques liées à l'emploi, au bruit et à la qualité de vie, les projets d'airport cities renouvellent la relation entre l'opérateur et son territoire, et ce à différentes échelles et selon des logiques de plus en plus différentiées. A terme, les effets politiques, économiques et sociaux de ces stratégies sont potentiellement majeurs en termes de réorganisation des politiques urbaines dans les différents espaces métropolitains et de concentration accrue des investissements publics et privés autour de ces infrastructures.

2011

vendredi 18 novembre 2011Bruxelles: du cosmopolitisme urbain à sa saisie politique

Intervenant(e.s) : Louise Carlier (ULB)

On observe actuellement dans différentes actions collectives à Bruxelles (notamment les Etats-Généraux de Bruxelles et la Plateform Kanal), le recours à la sémantique du cosmopolitisme pour penser et mettre en œuvre un projet urbain en prise avec les enjeux régionaux. Partant de ce constat, il s’agira de revenir sur le concept de cosmopolitisme tel qu’il fut défini par la sociologie urbaine de l’Ecole de Chicago, et de le déconstruire pour saisir les problématiques qu’il recouvre, afin de suivre celles-ci dans l’histoire récente des mobilisations urbaines à Bruxelles (des années 1970 à nos jours). Le cosmopolitisme tel qu’il est aujourd'hui affirmé sera appréhendé dans son historicité, en considérant le contexte dans lequel il apparaît explicitement, les questions auxquelles les acteurs qui l’invoquent tentent de répondre, et la manière dont ces questions étaient problématisées précédemment, par d’autres acteurs. La prise en compte de cette historicité permettra de considérer les glissements dans les discours et les pratiques des acteurs des mobilisations urbaines qui accompagnent l’émergence de la sémantique du cosmopolitisme à Bruxelles.

lundi 24 octobre 2011Les résultats de l'étude sur le cadastre scolaire à Bruxelles

Intervenant(e.s) : Bernard Declève, Priscilla Ananian, Valeria Cartes Leal (UCL) et Laura Curado (FUSL)Animation : /